jui
22
2016

Koffi Olomide arrêté à Nairobi pour violences physiques sur sa danseuse

Le fondateur de « Quartier Latin international » , qui devait donner un concert à Nairobi, a été arrêté vendredi dans la capitale kényanne devant les caméras de télévision à l’extérieur des locaux d’une chaîne de télévision où il venait de donner une interview.

Sur une vidéo amateur, largement reprise et commentée sur les réseaux sociaux au Kenya, on voit le chanteur, qui se trouve juste à l’extérieur d’un des terminaux de l’aéroport international de la capitale kényane, se diriger vers une de ses danseuses.

Il lui assène alors un coup de pied au niveau du ventre, qu’elle parvient en partir à amortir d’un réflexe de la main, sous le regard incrédule de deux policiers kényans dont l’un s’interpose.

La scène a provoqué de vives réactions sur les réseaux sociaux.

“A notre arrivée à l’aéroport, une dame a commencé à insulter et voulait se bagarrer avec les dames qui sont venues avec moi, d’après ce qu’on m’a expliqué, car j’avais le dos tourné, en faisant une interview avec une télévision kényane”, a expliqué Koffi Olomidé.

“J’ai voulu, avec ma jambe, empêcher un coup de partir sur l’une de mes danseuses, que je suis venu défendre, pour empêcher surtout qu’il y ait du désordre à l’aéroport. Avec l’Internet, les gens ont fait un petit montage pour donner l’impression que j’ai donné” un coup de pied, s’est-il défendu.

Koffi Olomidé accuse un ou des témoins d’avoir réalisé une vidéo de la scène à leur guise, dans le but de montrer violent.

“J’ai vu la vidéo comme vous. Il y a eu une petite découpe de la vidéo (…) Les gens n’ont pas tout vu (…) Quel intérêt j’ai à frapper quelqu’un ?” soutient-il.

Dans la soirée, la Commission nationale sur le genre et l’égalité avait publié un communiqué appelant l’Inspecteur général de la police kényane à ouvrir immédiatement une enquête.

Le chanteur a été emmené au poste de police de l’aéroport et pourrait être inculpé rapidement. Certaines personnes ont appelé au boycott du concert du chanteur et ont souhaité qu’il soit arrêté. D’autres, à travers le hashtag #KickKoffiOlomideBackToCongo, ont réclamé son expulsion vers son pays.

En août 2012, le chanteur avait été condamné à Kinshasa à trois mois de prison avec sursis pour “coups et blessures volontaires” contre son producteur.

Jean Pierre KAYEMBE

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