déc
15
2015

La CENI présente son rapport sur le processus électoral 2015.

Cette présentation a été faite ce mardi 15 décembre par le président de la CENI à l’Hémicycle de Kigobe devant le président de la République et cadres de l’Etat. Selon Pierre-Claver Ndayicariye, ce processus s’est déroulé dans un contexte de fragmentation de certaines formations politiques, de contestations politiques et de pesanteurs régionales et internationales.

L’environnement politique et sécuritaire des élections a également épuisé les efforts de la CENI, selon son président. Les démembrements de la CENI ont également été perturbés dans leur fonctionnement suite à la défection de certains de leurs membres et au retrait des membres du clergé catholique y affectés. Et cela a eu un impact négatif sur le dialogue entre la CENI et certains partenaires politique qui revendiquaient en permanence le leadership du parti dont ils avaient été dépossédés à la suite des congres organisés souvent dans la contestation. Sans parler nommément de la contestation du 3ème mandat de Pierre Nkurunziza à l’origine; le président de la CENI rappelle les différents reports des élections qui ont émaillé le processus électoral 2015.

Pierre-Claver Ndayicariye a tenu a remercié les partenaires techniques et financiers de la CENI durant tout ce processus pour leur appui. Il note également un budget déficitaire qui a failli rendre difficile le travail de la commission. Effet sur plus de 60 millions de dollars américains, moins de 40 millions étaient promis par les différents partenaires. Le président de la CENI recommande une mobilisation de fonds à temps et suggère un financement complet des élections par l’Etat du Burundi.

A la fin de ce processus, la CENI trouve que la combinaison de certains scrutins a rendu facile l’opérationnalisation des élections et le bulletin de vote unique rend davantage aisé le travail de dépouillement et réduit sensiblement le taux de discordance. Parmi les bémols sur le plan légal, le président de la CENI recommande que le débat sur l’amendement du cadre légal des élections soit amorcé bien avant le début du processus électoral proprement dit. Ayant constaté que les indépendants n’ont pas accès au gouvernement suivant la constitution; cette dernière devait être amendée dans ses articles pour permettre leur entrée et partant pouvoir proposer des noms pour les vice-présidents de la République.

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