Jan
15
2016

La reconnaissance de l’existence du conflit est un préalable pour le dialogue constructif et efficace.

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Travaux en groupe

Donner des contributions internes et externes aux dialogues inter-Burundais était l’objectif d’une séance d’échange organisée par Initiative et Changement (ICB) Mercredi et Jeudi. Colonel Léonidas NIJIMBERE, représentant légal de l’ICB, a indiqué que les recommandations formulées seront proposées aux parties prenantes dans le dialogue pour une éventuelle référence. Il souligne que c’est une autre forme pour différents groupes de Burundais, sans être physiquement dans la salle, de contribuer dans le dialogue inter-Burundais.

Les participants ont dégagé quelques préalables pour un dialogue constructif et efficace, quelques aspects des problèmes du passé qui pourraient bloquer le dialogue et ont proposé différents points comme agenda à mettre sur la table de dialogue.

En ce qui est des préalable pour un dialogue constructif et efficace, ils proposé qu’il y ait d’abord le reconnaissance de l’existence du conflit, identification de toutes les parties prenante au conflit ; la nécessité et la volonté de dialoguer ; concertation du médiateur avec toutes les parties prenantes ; acceptation du médiateur et/ou facilitateur et son équipe par les parties prenantes au dialogue ; consensus sur le lieu ; usage de la communication non violente ; libération des prisonniers politiques, rapatriement des exilés politiques et autres.

Quant aux aspects des problèmes du passé qui pourraient bloquer le dialogue, les participants ont commencé par le rappel des conclusions d’Arusha. « L’accord d’Arusha a prouvé que le problème inter-Burundais est politique avec des tendances ethniques graves » ; ont rappelé les participants de l’atelier. Pourtant, la question ethnique revient toujours au galop. Ils énumèrent un bon nombre d’aspect : La non prise en compte des aspects ethniques dans la crise actuelle ; les intérêts divergents des acteurs internationaux intéressés (puissances, pays, organisme, etc) ; les rapports de force ; la peur de répondre aux actes impunis commis dans le passé ; la dissimilation des intérêts des parties et l’incapacité de la médiation à les déceler ; etc.

Tenant compte de l’état des lieux de la crise burundaise, les participants n’ont pas manqué à proposer un menu de point que les parties prenantes au dialogue ne doivent pas oublier à mettre sur la table de dialogue. Ils sont entre autre le rétablissement de la paix et de la sécurité ; les droits de l’homme et libertés fondamentales ; les questions socio-économiques ; mettre en place une commission permanente chargée d’évaluer l’accord d’Arusha et autres accords ainsi que l’identification des causes réelles du conflit burundais ;

Monsieur Gaspard KOBAKO, du CNDD et qui faisait partie des participants, est confiant que les recommandations dégagées apporteront grand-chose à la fructification du dialogue. Il demande aux parties qui seront dans les dialogues de les prendre en considération. Et pour que le compromis soit vite trouvé, KOBAKO demande au médiateur d’être neutre, impartial et s’assurer de la compréhension du vrai message des protagonistes. Il lui demande également d’user de la malignité pour amener les parties à céder leurs positions extrêmes respectives.

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