déc
29
2015

L’insuffisance des enseignants à temps plein dans les Universités compromet la qualité des enseignements.

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Prof. Sylvie HATUNGIMANA, secrétaire exécutive de la CNES

L’enseignement supérieur et de la recherche au Burundi est dispensé par des Universités et des Instituts publics et privés. Les enseignants de l’unique Université publique sont presque tous prestataires de service dans les Universités et Instituts privés. Cela pourrait être la cause de l’élasticité de l’année académique à l’Université du Burundi. L’autre constat est que plus de 60% des enseignants de l’Université du Burundi sont presque prêt à la retraite. Cette institution universitaire publique a grandement ouvert ses portes au public prestataire de service en qualité d’enseignants. Les uns considèrent que cette ouverture compromettrait la qualité des enseignements.

Dans un atelier d’échanges et d’information sur le cadre légal régissant l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique au Burundi de ce Mardi, tous ces aspects ont été passés en revue. Les participants ont laissé prouver que la qualité de l’enseignement va en decrescendo. « Le recrutement des enseignants ne met pas en avant la qualité. L’enrôlement des nouveaux étudiants surtout dans les universités privées ne respecte pas les standards émis par les textes de loi » ; ont-ils constaté. A tous les niveaux, ils ont demandé l’initiation des concours de sélection pour l’accès à telle ou telle autre instance académique.

D’autres défis qui compromettent la qualité de l’enseignement supérieur sont liés au manque de la bonne gouvernance dans certaines Universités et Instituts privés. Leur organigramme ne respecte pas les exigences de la loi ; encore moins, les exigences de l’UNESCO. On citerait l’absence d’enseignants à temps plein, manque de professionnalisme, etc. La secrétaire exécutive de la commission nationale de l’enseignement supérieur au Burundi, Professeur Sylvie HATUNGIMANA, tout cela puise leur cause à l’absence des moyens économiques.

Pour pallier à ces défis et à d’autres qui ne sont relevés ici, les participants proposer d’intensifier le système de partenariat avec d’autres Universités et Instituts nationaux, régionaux et même internationaux. Ils ont recommandé aux Universités et Instituts d’harmoniser leur programme afin de favoriser la mobilité des étudiants ; de partager les cours et les textes de lois via les mobiles modernes de communication (en ligne) et d’initier les programmes d’enseignement par correspondance. Au gouvernement, la recommandation est d’accommoder les techniques d’information aux contextes actuels de l’évolution de la technologie.

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