juin
26
2015

Karenzi relâché : une guerre médiatique contre les forces de la désinformation

Il vient d’être annoncé ce jeudi 25 juin 2015 la libération du Gén. Karenzi Karake par la justice britannique moyennant une caution d’un milliard de francs. Néanmoins, cette libération n’apaise pas du tout la colère de Kigali qui ne peut se laver de cet affront lui lancé par une justice britannique aux ordres.

L’arrestation du général Karenzi Karake par la justice britannique a provoqué une colère du chef de l’Etat Rwanda Paul Kagame. Alors qu’il recevait les serments de nouveaux sénateur et ministres au Parlement rwandais ce jeudi 25 juin, Kagame a tenté difficilement de maîtriser ses sentiments. Il n’a pas eu des mots assez durs pour décrire le jeu criminel des puissances occidentales, véritables maîtres du monde.

Il a condamné ce jeudi ce qu’il a appelé "l’arrogance" et "le mépris" de l’Occident: "L’arrestation du chef des services de renseignement du Rwanda est basée sur l’arrogance absolue et le mépris" de l’Occident. "Ils doivent l’avoir pris par erreur pour un immigrant illégal. Ils nous traitent tous comme ils traitent les immigrants illégaux", a déclaré le président Kagame dans un discours devant le parlement.
"Les Noirs sont devenus des cibles pour s’entrainer à tirer", a ajouté le chef de l’Etat rwandais.

Le discours de Paul Kagame intervient le jour de l’audience du général Emmanuel Karenzi Karake à Londres, qui fait suite à son arrestation samedi à l’aéroport de Heathrow, en exécution d’un mandat d’arrêt espagnol.

Le président rwandais a remis en question le droit du Royaume-Uni d’arrêter Karake sur la base du mandat d’arrêt espagnol émis en 2008, qui l’accuse de crimes de terrorisme en lien avec la mort de huit Espagnols.

En effet, une large opinion internationale sait très bien que le juge merelles auteur de ce mandat a été payé par deux ONGs espagnoles pour qu’il étudie comment lancer des mandats d’arrêt internationaux contre les dignitaires rwandais. On comprend dès lors que la procédure est viciée dès le départ.

La même opinion tente de savoir pourquoi la justice anglaise juge le moment opportun d’exécuter ce mandat. Y a-t-il de nouveaux impératifs qui motivent cette arrestation ?

Comparant M. Karenzi Karake à un "combattant de la liberté", Paul Kagame a taxé des pays européens de racisme, les accusant de vouloir humilier le Rwanda pour masquer leur propre complicité pendant le génocide de 1994 qui a vu 800.000 personnes tuées, pour la plupart tutsi.

"Ils entendent se départir de leur responsabilité en disant "ce n’est pas de notre faute, ce sont des sauvages en Afrique qui s’entretuent’", a déclaré M. Kagame.

Beaucoup de leçons peuvent être tirées notamment le fait que la société civile rwandaise réagit avec un retard à des situations de provocation. C’est le cas de se demander pourquoi cette société civile ne suit pas de très près les manigances et travestissements des ONGs espagnoles actives pour frapper dangereusement le régime de Kigali qui fait tout son possible de faire miroiter son capitalisme comme une façon de tenter de changer mentalement le citoyen rwandais.

Cette même société civile trouve que tout a été dit sur les commanditaires du documentaire brûlot de Jane Corbin, "Rwanda, Untold Story" qui, apparemment, est le noeud du problème ’arrestation du général rwandais’.

On pourrait pousser les analyses plus loin et montrer que l’opposition politique rwandaise de l’Occident est plus active à salir le régime rwanmdais. Ce régime rwandais croit que seules ses ’Actions speak loudly than words’. Pourtant il faut nécessairement soutenir une guerre médiatique contre les propagandistes et autres qui font campagne de désinformation.

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