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10
2021

L’Avenir : « Présidence de la CENI, Bras de fer LAMUKA-CENCO »

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(photo d'illustration)L’interdiction de stationner devant le siège de la CENI le 26/07/2018 à Kinshasa. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

Revue de presse du mardi 10 août 2021.

Après la dernière sortie médiatique du Secrétaire général de la Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO), l’Abbé Donatien Nshole qui a traité LAMUKA/aile Fayulu et Muzito « d’extrémiste », la réaction n’a pas tardé. Donatien Nshole faisait allusion au mémorandum de LAMUKA qui demandait aux leaders religieux de ne pas envoyer leurs délégués à la Commission électorale nationale indépendante (CENI). Cette question et celle du tribalisme intéressent la presse congolaise.

« Il ne doit pas nous donner un ordre. Ne pas envoyer les délégués à la CENI, ça serait une décision extrémiste pour les religieux », avait dit Nshole au cours de cette émission diffusée sur les ondes de la radio Top Congo, écrit L’Avenir.

En réaction, le Secrétaire général de l’Ecidé, parti cher à Martin Fayulu Madidi, exige des excuses publiques du prélat catholique. « Nous demandons à l’Abbé Donatien Nshole de retirer ses propos et de s’en excuser publiquement. Ses propos sont extrêmement graves et dangereux », a dit Devos Kitoko, qui estime que le concept « extrémiste » regorge une charge émotive négative qui compromet la perception que la communauté nationale et internationale ont du combat que mène le président élu Martin Fayulu pour libérer notre pays de la dérive autoritaire et des réseaux mafieux qui saignent les finances publiques et pillent les ressources naturelles de notre pays », rapporte le quotidien.

Forum des As parle aussi des divergences, mais cette fois-ci entre l’Abbé Donatien N'Shole, et les pasteurs Eric Nsenga et Dodo Kamba. Le tabloïd s’intéresse : « qui croire » ?

Après sa traversée de la zone grise, fin juillet-début août, le « navire Confession religieuse » laisse une vague de poupe. Emprunté au jargon de guerre, on dirait simplement que les chefs des confessions religieuses en RDC observent un « cessez-le-feu ». Ce, après « des jours d'attaques » disproportionnées à tirs de « mortier » et « d'armes légères », ayant occasionné d'importants dégâts collatéraux moraux et matériels.

Une autre question de La Prospérité : 2023 : plante-t-on le décor d’un glissement ou crash électoral ?

Dans son analyse, le quotidien fait remarquer que plusieurs raisons laissent en effet présager un glissement ou crash électoral au pays de Félix Tshisekedi. Il y a d’abord la division des pères spirituels relativement au choix du président de la Centrale électorale, le successeur de Corneille Nangaa.

Des contradictions flagrantes entre les huit Confessions religieusement sont étalées sur la place publique. Il suffit de suivre les médias aussi bien nationaux qu’internationaux pour constater des tirs croisés. D’un côté, l’Abbé Donatien Nshole (Eglise Catholique) et le Pasteur Eric Nsenga (Eglise Protestante) s’attaquent ou répliquent à l’Evêque Dodo Kamba (Eglise de réveil) et vice-versa. D’autres raisons sont à lire sur les colonnes du quotidien, qui propose « un dialogue en vue d’un « atterrissage » en douceur.

Sécurité, Cas-info.ca annonce que les militaires kenyans sont finalement arrivés en RDC lundi 9 août 2021. Ils vont faire partie des unités d’Intervention rapide de la FIB sont venues de Nairobi via la ville de Goma.

A en croire le média en ligne, les quatre unités d’intervention rapide, qui vont intervenir dans ses opérations sont Kenyanes, Tanzaniennes, Sud-africaines et Népalaises. Les deux dernières forces, Népalaises et Sud-africaines, sont attendues dans les prochains jours.

Le Président de la République Félix Tshisekedi avait annoncé, le mercredi 21 avril 2021, l’arrivée de ces troupes Kényanes pour appuyer les FARDC dans la riposte contre le terrorisme et les forces négatives dans l’Est du pays, rappelle Cas-info.ca

Certaines réalités du présent dans tous les domaines de la vie sont parfois consécutives à l’inadvertance qui a, par le passé, habité dans le très fond des hommes. Le cas de la montée exponentielle des propos à caractère tribal dans tous les quatre coins du pays en est une illustration parfaite. Depuis 2005, en effet, le Sénateur Didier Mumengi alertait d’ores et déjà, à travers une conférence dont les extraits sont à ce jour disponibles, sur l’urgence qu’il y avait depuis lors, à barrer la route à ce vieux démon de tribalisme en République Démocratique du Congo.

Pour ce Sénateur, ennemi de l’esprit discriminatoire fondé sur la séparation des populations de la RDC par leurs tribus respectives, les Congolais devraient faire attention pour ne pas tomber dans ce piège de tribalisme, vrai obstacle pour l’essor du pays. Pour y arriver, le moyen efficace qu’avait-il préconisé était donc la modification, par les autorités compétentes, des Décrets coloniaux du 2 mai 1910 et du 5 décembre 1933 qui, à l’en croire, ont donné naissance à la tribalisation de la politique et la politisation de la tribu.

En société, 7sur7.cd annonce une bonne nouvelle : « les agents et cadres de la société des Transports au Congo (TRANSCO) ont repris effectivement le travail lundi 9 août 2021 dans la ville de Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo ».
https://www.radiookapi.net/2021/08/10/actualite/revue-de-presse/lavenir-...

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