jui
24
2015

Les sénatoriales : une affaire du parti au pouvoir, le CNDD-FDD

Ce vendredi, les conseillers communaux des 119 communes que compte le Burundi se sont réunis aux chefs-lieux des provinces respectives pour élire les sénateurs. Le sénat du Burundi aura 43 sénateurs dont 36 délégués (2 de chacune des 18 provinces ; chacun de ces deux délégués est élu par un collège électoral distinct). Les deux sénateurs pour chaque province proviennent de communautés ethniques différentes. Outre les sénateurs délégués, il faut ajouter trois personnes issues des batwa (population autochtone), cooptées par la Commission électorale nationale indépendante (CENI) et provenant de régions différentes ainsi que 4 anciens Chefs d'État.

Le CNDD –FDD largement majoritaire.

Plus de 30 sénateurs sont issus du parti au pouvoir. L’opposition avait boycotté les élections communales en appelant leurs sympathisants à rester chez eux. Les partis satellites du parti au pouvoir se sont contentés d’un siège notamment en province Muyinga pour le parti FNL et UPRONA pour la province de Bujumbura et Bururi. Les résultats du vote restent provisoires jusqu’à la validation des noms par la Commission Electorale Nationale Indépendante, CENI.

L’accord d’Arusha respecté dans la lettre moins dans son esprit.

Le sénat burundais est une des institutions issues de l’Accord d’Arusha pour la paix et la réconciliation au Burundi. L’idée était qu’il fallait un sénat qui pourraient épauler l’Assemblée Nationale dans l’adoption de certaines lois importantes notamment les lois organiques et des noms pour les hautes fonctions du pays. D’où l’équilibre entre ethnie, genre et circonscriptions.
Une certaine opinion se demande si cette configuration du nouveau sénat burundais répondra à cet impératif qu’impose le paysage politique burundais.

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