déc
10
2019

Plus de 100 jeunes universitaires formés sur le Droit International Humanitaire

La 7ème édition du Programme Régional de Formation des Grands Lacs en Droit International Humanitaire et Droits Humains s’est tenu du 08 au 14 décembre 2019 à Kigali au Rwanda.   Plus de 100 étudiants des facultés de droit de 30 universités du Burundi, du Kenya, de l'Ouganda, de la RD Congo, de la Tanzanie et du Rwanda ont pris part à cette formation.

 

Cette session a vu aussi la participation de lus de 50 experts des Nations Unies, de l'union Africiane, des avocats à la Cour Pénal International et des professeurs en droit pénal international. Le thème central étant “la protection des victimes des crimes commis en période de conflit armé dans la région des Grands Lacs: enjeux, défis et opportunités”.

 

Selon l’ONG International “Initiatives pour la Paix et les Droits de l’homme”, qui opère  avec le  Comité pour le Concours Grands Lacs (CCDL), bon nombre de pays de la région de l’Afrique des Grands Lacs ont traversé et/ou continuent de subir des crises et guerres d’où la nécessité de la notion du Droit des conflits armés.

 

“Ces jeunes sont des futurs juges/magistrats, avocats, procureurs et professeurs. Donc nous avons jugé bon de leur offrir un cadre d’études, pour que demain ils puissent mieux se positionner en cas de dossiers de crimes de droit international humanitaire. Nous insistons sur la prévention, mais si jamais ces crimes se commettent, les auteurs doivent avoir une justice équitable” a indiqué Dr Elvis Mbembe Binda, coordinateur de ce programme de formation.

 

D’après Bénoït, un universitaire de Bujumbura, “le Droit International Humanitaire est plus important d’autant plus que beaucoup de crimes contre l’humanité et assassinats extrajudiciaires se commettent en tant de guerre”. Et d’ajouter qu’il y a plusieurs groupes rebelles installés à l’Est de la RDC qui créent une situation tendue sur les frontières du Burundi, du Rwanda et de l’Ouganda, ce qui peut, selon lui,  engendrer des situations dramatiques.

 

Pour son compatriote Jean Claude, “ce droit de l’homme connexe au droit international humanitaire  devait être invoqué dans la crise politique qui a secoué son pays depuis 2015”. “Des violations graves de droit de l’homme ont été commises’’ a-t-il dit.homme connexe au droit international humanitaire  devait être invoqué dans la crise politique qui a secoué son pays depuis 2015”. “Des violations graves de droit de l’homme ont été commises’’ a-t-il dit.

 

                                      Les participants

 

Et David, de l’université de Lubumbashi en République Démocratique du Congo, l’Est de son pays connait plusieurs victimes de crimes de Droit Humanitaire International.

 

“Nous devons être des voix des victimes de ces crimes internationaux  qui se commettent chez nous. La position géostratégique de la RDC et son sous sol riche en minerais font d’elle une région convoitée. Et les pays limitrophes qui y ont des groupes rebelles ou qui traversent les frontières pour combattre ces rebelles doivent être contraints à apporter des réparations aux victimes” fait-il remarquer.

 

Quand à Godfrey, de l’université du Rwanda, le droit humanitaire en tant de conflits est d’une importance capitale car, dit-il, il assure la protection des personnes vulnérables tels que les femmes, les enfants, les handicapés, les réfugiés et bien d’autres.

 

Ces jeunes étudiants en faculté de droit sont unanimes que cette notion devrait s’étendre sur des politiques, les armées régulières et groupes rebelles.

 

Coté organisateurs, le souhait est fondé.

 

“Nous avons commencé avec les étudiants de la faculté de droit et leurs professeurs mais nous y associons aussi des diplomates, des politiques et nous comptons élargir le module sur les armées ou groupes rebelles. La raison est simple, toutes les parties en conflits sont tenues de respecter ce droit humanitaire c’est à dire la protection des civiles et d’autres personnes qui ne font pas partie de ces conflits” a tenu à préciser Dr Dr Elvis Mbembe Binda, coordinateur  de “Initiatives pour la Paix et les Droits de l’homme”.

 

Un Concours régional de plaidoiries a été aussi fait pendant lequel ces étudiants des facultés de droit ont mesuré leurs connaissances face aux faits d’un cas fictif relatant diverses violations du droit international humanitaire et des droits humains inspirées de celles que connaît la région des grands lacs depuis les années 90.

 

 

Vers la fin, ils ont reçu des certificats de participation. “C’est en fait une sorte de diplôme avant de terminer nos cursus universitaires. Nous apprécions beaucoup cette formation  et nous repartons avec un bagage lourd de connaissances” ont-ils estimé. 

 

L’Initiatives pour la paix et les droits de l'homme (iPeace) est une organisation à but non lucratif qui travaille depuis 2001 pour aider les communautés et les individus de la région des Grands Lacs d'Afrique à parvenir à une coexistence pacifique durable en utilisant les droits de l'homme et l'éducation à la bonne gouvernance. 

 

Ce genre de formation sur le Droit International Humanitaire et Droits de l’Homme est dispensé depuis 2013.