oct
01
2015

Transparency accuse les médias rwandais de corruption

Un rapport de recherche de TI-R (Transparency International-Rwanda) accuse certains journalistes rwandais d’accepter des pots-de-vin dit GITI dans leurs activités de reportage. TI-R constate que de telles pratiques corruptrices minent les principes de la déontologie du journaliste.

Le pot-de-vin GITI est une petite enveloppe offert par l’institution organisatrice d’un événement destiné à renforcer sa capacité. L’agent officiel de cette institution publique, parastatale ou privée biaise ainsi la plume du journaliste par cette très petite enveloppe qu’il qualifie de contribution au transport du praticien.

Le rapport fait état des déclarations de certains journalistes qui osent dire que cet acte communément consenti et parfois exigé par le praticien qui va décrire en positif l’institution en question.

Il est aussi fait allusion dans le rapport de la corruption exigée des artistes par les journalistes pour qu’il leur soit dit du bien dans la presse.

Pour ce qui est des frais de transport offerts au journaliste, TI-R trouve que cet argent est normal car il est aussi distribué aux séminaristes, que par conséquent il ne devrait pas influencer l’angle de reportage du journaliste.

La restitution du contenu du rapport de TI-R s’est faite à Kigali ce mercredi 30 septembre 2015. Selon le rapport 65.5% des journalistes interrogés confient avoir reçu cette enveloppe GITI pour qu’ils publient les reportages réalisés au cours des séminaires et autres fonctions des institutions publiques et privées.

Bien plus 65.7% des journalistes disent avoir réclamé et reçu le GITI. Par contre 64.1% des agents représentant les institutions organisatrices des cérémonies confient qu’ils ont été forcés de donner cette enveloppe aux journalistes.

"Cette enveloppe joue négativement sur la qualité du reportage qui escamote le côté négatif de l’institution sur qui porte le reportage", a indiqué à la presse Marie Immaculée Ingabire, Présidente de TI-R.

Cette présidente de TI-R a confié à la VOA que la solution à ce problème est du ressort du Gouvernement rwandais qui devrait aménager une ligne budgétaire destinée à la Presse dans son Budget National récurrent. Selon elle, les journalistes assermentés devraient percevoir des honoraires du Goucvernement. Ce à quoi le DG de RGB/Rwanda Governance Board a semblé ne pas souscrire confondant la direction du média qui a un caractère lucratif avec le journaliste praticien en activité, lui qui n’a rien à voir avec le propriétaire du journal/média qui l’emploie.

D’après le rapport, la corruption dans les média se constate dans le difficile accès aux annonces publiciaires, à l’accès et publication de l’information où le partenariat est essentiellement fait entre le média et les institutions Publiques, semi publiques et privées.

IGIHE

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