nov
07
2015

Politique du pollueur payeur pour préserver l’assainissement.

IMICAFU_NYABAGERE.jpg

La rivière Nyabagere s'est transformée en dépotoir sauvage

Dans certaines localités de la capitale, la question d’hygiène n’est pas encore ancrée dans les préoccupations des habitants. Des sentiers sont transformés en dépotoirs sauvages, les déchets ménagers sont évacués dans des rivières, les abattoirs sont aménagés sur les rives des cours d’eau. Les alentours des marchés sont devenus des terrains de combat entre les mouches et les sinistrés qui viennent s’y approvisionner. Pendant cette période pluvieuse, les eaux de ruissellement stagnent dans les rues suite aux immondices qui ont bouché les caniveaux.

L’assainissement et l’hygiène constitue un élément de santé préventive. D’après le rapport de la Banque Mondiale de 2012 sur un mauvais assainissement, le Burundi perd chaque année plus de 30 milliards de francs Burundais sans compter les autres aspects de l’assainissement qui pèsent lourdement au trésor public.

La situation se présente ainsi alors que le Burundi s’est doté d’une politique nationale d’assainissement. Cette politique accorde une grande responsabilité aux communes en ce qui est de l’assainissement. Non seulement ça, lors de l’investiture des Administrateurs, le chef de l’Etat a placé l’assainissement dans une ligne de cotation de ces derniers.

Contacté sur ce sujet, l’Administrateur de la commune urbaine de Ntahangwa a indiqué que l’assainissement fait partie de ses préoccupations. Hon. Rémy BARAMPAMA a dit qu’il va d’abord responsabiliser les chefs de Quartiers ; les plus proches des gouvernés. Il va aussi appliquer la politique du pollueur payeur en invitant les industriels, dont les restes de leur production comme les bouteilles en plastique menacent l’environnement, à supporter le fardeau qu’ils font peser sur l’assainissement.

Langues: 
Genre journalistique: 
Thématiques: 

Partager